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Mairie de la Regrippière
11 place de l'église
44330 La Regrippière

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Histoire
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Commune née en 1863 d’une scission de la Commune de VALLET par décret impérial du 25 février 1863, agrandie en 1891 par une portion du territoire de la CHAUSSAIRE, commune contiguë du Maine et Loire.

 Historique de la commune

A la Regrippière, dès la préhistoire, du mésolithique au néolithique, certains sites sont déjà occupés. Un peu plus tard, à l’époque protohistorique, des traces d’occupation sont patentes, en témoignent les nombreuses haches en pierre polie exhumées ici et là, il y a encore quelques décennies, sur le territoire de la commune par les laboureurs qui avaient encore le temps de regarder le sillon s’ouvrir, aux pas lents de leurs bœufs…

Au début du moyen âge, les terres qui sont aujourd’hui le bourg et ses dépendances les plus proches, n’étaient pas encore habitées  de façon permanente. Elles étaient dites « les Landes de Clisson » et étaient livrées aux bêtes sauvages : Sangliers, loups,  et autres cerfs et chevreuils…
A la lecture des textes anciens, notamment le cartulaire de Fontevrault (en 1108) en son folio 685, apparait le nom d’Escoublant, premier toponyme de notre actuelle commune.

C’est précisément à cette époque (début du XII° siècle) que Robert d’Arbrisel, moine Hermite, reclus au Lac Roger (commune de la Chaussaire) vint installer un oratoire dépendant de l’Abbaye Royale de Fontevrault. Cette nouvelle fondation pris le nom de Prieuré, sis au « Régis Perrieri » (les carrières du Roi, en latin) qui deviendra par transformations linguistiques successives « La Regrippière ».

A cette époque et pour encore plusieurs siècles, cette terre dépendra de la Paroisse de Vallet.

A proximité se situait la seigneurie de la Ragotière, ou l’on peu encore voir quelques vestiges du domaine féodal, notamment la chapelle de l’ancien château.

Le prieuré, au fil des siècles, connu parfois une vie mouvementée peu respectueuse de la règle conventuelle, certaines Prieures eurent des démêlées avec leur suzeraine, l’Abbesse de Fontevrault, qui dû remettre de l’ordre, tant chez les moniales, que chez les moines qui, pendant un temps, se sont partagé le domaine Prieural.

A la révolution une loi fut votée (en 1792) ordonnant la fermeture des maisons religieuses, le prieuré de la Regrippière allait disparaitre, il fut effectivement détruit, en 1793 par les colonnes infernales.

Il reste très peu de ruines pouvant témoigner de la présence du prieuré… quelques pans de murs derrière la médiathèque, et les contreforts de l’actuelle église, c’est tout !…

La paroisse fut crée en 1820 et la commune, par décret impérial du 25 février, en 1863, dès cette époque le nom de la Regrippière prévalut sur tous les autres toponymes (Escoublant, Escoufflant…)

Pour la petite histoire, il est intéressant de noter qu’en droit féodal, le prieuré de la Regrippière rendait hommage à l’Abbesse de Fontevrault, qui le reportait directement au Saint Siège… Les Papes étaient donc, en ces temps là,  les suzerains du prieuré de la Regrippière !…

Encore récemment, il n’y a guère plus d’un siècle, par bref Pontifical du 16 octobre 1895, le Pape Léon XIII titra Jean-Baptiste Joseph Lord de la Ragotière « Duc d’Escoublant Héréditaire ». Il est à noter qu’en 2004, un de ses descendants, Jacques Lord de la Ragotière à été admis dans" la Réunion de la Noblesse Pontificale" (association internationale qui regroupe les descendants des familles titulaires d'un titre Pontifical).

Sous l’ancien régime, La Regrippière étant territoire frontalier entre la Bretagne historique et l’Anjou, les passages de sel y étaient très surveillés par les gabelous du roi.

On sait que les bretons étaient exempts de la gabelle, mais les angevins par contre  payaient cet impôt, il s’était donc instauré un petit trafic de contrebande consistant à faire passer du sel sur l’autre rive du Chaiseau.

Cette contrebande donna lieu à des escarmouches parfois sanglantes, entre les faux sauniers et les douaniers en poste au champ de foire. Lors d’un combat entre les deux parties, au lieu dit la Fleurancellerie, la famille d’un rescapé, fit élever une chapelle votive en reconnaissance à la vierge Marie. Ce lieu, qui marque durablement la petite histoire de notre commune, rappel les luttes de « gabelle ». La chapelle aujourd’hui, fait l’objet  d’un pèlerinage, le 15 août de chaque année.

En 1891 la Regrippière s’est agrandie, par l’apport d’une portion du territoire de la commune voisine de La Chaussaire département du Maine et Loire. Cet ajout correspond  à ce qui est compris aujourd’hui, entre la rue d’Anjou et la rue des Fontaines, jusqu’à l’actuelle limite entre les deux départements du Maine et Loire et de la Loire-Atlantique.

A l’époque contemporaine, au XIX° siècle, notre territoire a connu les soubresauts de la seconde chouannerie à l’instigation de la duchesse de Berry (1832), puis la guerre contre la Prusse en 1870.

Au XX° siècle, la première et la seconde guerre mondiale, ainsi que les guerres d’Indochine et d’Algérie, ont mobilisés de nombreux Regrippièrois qui paieront un lourd tribu à ces conflits…


« Le blason communal découle de celui du Prieuré ». « Contenu d’or à Saint Jean l’Evangéliste carnation vêtu de gueule, bénissant de sa main droite un calice d’argent duquel sort un serpent de sinople »    - Texte dictionnaire Héraldique -